1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 06:00

 

la chatte grise et si farouche

est triste et seule au long des jours

 

dans le faubourg où tu passais

de rue en rue en ce passé

 

dont elle recherche la clé

de rue en rue elle est perdue

 

et nous observe comme si

nous devions te ressusciter

 

 

Jean-Claude-Pirotte - Autres séjours

 

 

Salut poète

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Publié par Christw - dans Pages marquées
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commentaires

K 03/06/2014 07:53

Pirotte et sa page "poésie" dans LIRE vont nous manquer.
Merci aux contributeurs qui ont mis des textes en partage !

Christw 03/06/2014 07:58

C'était l'œil d'un connaisseur, et nous pourrions difficilement ressusciter cette page... Je ne sais pas si ces chroniques ont fait/feront l'objet d'un recueil.

Bonheur du Jour 03/06/2014 05:46

J'aime ce poète.

Christw 03/06/2014 05:55

Pirotte est "vrai".

Pascale 02/06/2014 11:34

J’écris à toutes les femmes comme
si je les aimais car toutes
les femmes sont aimables et celle
qui seule est mon amour dort
de son sommeil de légende
elle est toutes les femmes elle est
toutes les rages elle est toutes les pluies
elle est tous les amours elle est
toute l’absence et toute l’évidence

Jean-Claude Pirotte, Faubourg, éd. Le Temps qu’il fait, 1997.

Christw 02/06/2014 11:43

Un beau rythme toujours chez Pirotte, elle est.... elle est... absence et évidence, que tout cela glisse bien.
Merci à vous pour l'échange et l'hommage.

Aifelle 01/06/2014 17:33

C'est toujours triste un grand poète qui disparaît. Heureusement il nous reste ses écrits.

Christw 02/06/2014 11:40

Ici la médiathèque expose en vitrine quelques-uns de ses recueils. Faire glisser la vitre et se servir...

Margotte 01/06/2014 11:16

Un joli poème pour un dimanche gris en ville...

Christw 01/06/2014 13:24

Le dimanche est toujours un peu gris quand on évoque un disparu comme J-C Pirotte...

colo 01/06/2014 10:22

Oui, salut à lui, que ses mots ne disparaissent pas en fumée...

"le corps s’il est privé
de pitance il se meurt
et se meurt l’âme aussi
abandonnée des heures

de l’âge et de l’enfance
qui toujours la visite
trop tard quand il est l’heure
de se quitter encore

après s’être quitté
si souvent que le corps
n’en peut plus d’être vif. (Pirotte)

(trouvé sur le blog, excellent, Esprits Nomades http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/pirotte/pirotejeanclaude.html)

Bonne journée Christian, soleil partout!

Christw 01/06/2014 13:16

« Quand le corps n'en peut plus d'être vif », quels mots.

Oui, je le confirme, Esprits Nomades est un excellent blog que vous rappelez à bon escient, avec ce beau rappel de ce monsieur dont l'existence trouvait sens dans l'écriture.

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