4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 10:21

 

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Je n'ai pourtant à aucun moment eu envie de lâcher cette écriture sobre et efficace. J'ai espéré jusqu'au bout que l'auteur allait délivrer une surprise, quelque chose comme une entourloupe littéraire, mais j'ai juste trouvé ceci pour finir: ces mots ne représentent rien et l'odeur se dérobe aussitôt. Un livre comme une effluve légère et évanescente.

 

Selon les indications proposées sur le site des éditions Arléa, le narrateur apparaît comme étant O. Cabiro en personne et la narration circonstanciée donne l'impression de vécu. On suit l'histoire d'un employé de banque dans plusieurs pays exotiques où il fréquente les milieux aisés. Son parcours professionnel et ses choix le ramènent à Paris où il vit plus modestement pour devenir bibliothécaire. Une trajectoire méritoire où la persévérance est louable. Sur le plan sentimental, il devient l'amant d'Arlette au Pakistan et leur liaison dure. Ils se retrouvent plusieurs années après leur séparation mais elle finit par épouser un homme riche pour rompre définitivement les ponts. L'aimait-elle ? L'aimait-il ? Trop simple. Mais suffisant si on avait réchauffé au feu doux des sentiments, des tournures poétiques ou fait mariner dans l'introspection. 

 

L'écriture bien gérée qui, sans âme, pourrait être celle d'un éloquent directeur de banque ou des ressources humaines, ressemble trop à cette histoire rationnelle, aux personnages peu attachants, dont les émotions ne sont guère communicatives car ils ne semblent ni les reconnaître ni les exprimer. Olivier traverse les années, les pays puis les difficultés à Paris comme un individu détaché que les choses affectent peu. Ceux qu'on appelle à l'origine des aventuriers, c'est-à-dire, au sens propre, ceux qui prennent ce qui advient, ceux qui chevauchent l'occasion. Arlette elle-même, ce parfum évaporé, n'est pas assez magique pour mériter le titre d'un roman. Et le parcours professionnel hors norme du personnage masculin retient davantage mon attention: banquier, vendeur d’encyclopédies, analyste de presse, facteur, journaliste, rédacteur, antiquaire, bibliothécaire,... une polyvalence à laquelle ce roman parmet d'accrocher le statut d'écrivain. 

 

J'ai l'impression que ce livre à été écrit pour Arlette, pour qu'il l'atteigne, elle qui n'est sans doute devenue essentielle que lorsqu'elle a disparu complètement de la vie d'Olivier. Et le livre trouve alors pleine justification...

 

Je remercie cordialement News Book et les éditions Arléa pour ce partenariat.

 

 

 

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commentaires

Annie 07/03/2012 18:34

Merci de votre farnchise ! J'ai pour ma part beaucoup de mal à écrire sur un livre que je n'ai pas apprécié. Et chose que je ne faisais jamais avant, il m'arrive à présent de ne pas le terminer....
La vie est trop courte, surtout passé soixante ans !

Christw 07/03/2012 18:43



Il m'arrive aussi de lâcher certains livres, rassurez-vous ! Ici, c'était un partenariat, j'avais reçu le livre, la moindre des corrections était de l'achever. 



Pasdel 04/03/2012 17:32

Je vois que malgré tout vous vous en êtes bien tiré. C'est dur de faire une critique quand on ne trouve aucune accroche, aucune prise.

Christw 04/03/2012 17:47



Ce n'était pas facile en effet de faire une critique, je ne dis pas que c'est un très mauvais livre, il y en a qui aimeront, mais pour moi, et vous aussi apparemment, ce n'est pas assez.


Bonne semaine.



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