25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 07:30

 

M.B.: [...] C’est sans doute pourquoi des banquiers mécènes financent les travaux d’artistes plasticiens contemporains : ils retrouvent implicitement dans cette recherche artistique quelque chose d’isomorphe avec la déterritorialisation néolibérale. La valorisation marchande donnera ainsi sa valeur à l’œuvre : de même que, pour l’idéologie panoptique, tout ce qui est bon apparaît et tout ce qui apparaît est bon, dans la très fâcheuse rencontre entre l’art plastique contemporain et la finance, tout ce qui est bon a un prix et tout ce qui a un prix est bon.

 

Fabriquer le vivant ? - Miguel Benasayag, Pierre-Henri Gouyon


 

 

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Tania 25/01/2014 18:22

Mais à quel prix ?!

Christw 26/01/2014 07:58



Au mépris de la beauté, souvent, hélas.



Aifelle 25/01/2014 17:08

L'art n'a pas grand chose à gagner dans tout cela, comment s'en sortira-t'il au bout du compte ?

Christw 26/01/2014 07:58



Je crois que vous et moi n'y pouvons guère, le mieux que nous puissions faire est d'aimer, défendre, voire acquérir, ce que nous trouvons beau. Ce qui reste quand même un fondement comme le
rappelait récemment Tania à travers
Rodin.



colo 25/01/2014 16:23

Une relation toujours bien nébuleuse celle entre banquiers- mécènes et artistes...le besoin l'un de l'autre, pour des raisons différentes et pas toujours très éthiques.
Comme le dit votre extrait, la valeur des oeuvres en est faussée et aussi, passent inaperçus d'excellents artistes qui n'ont pas "le bon circuit"!

Christw 26/01/2014 07:54



Comment peut-on estimer un monochrome, quelle qu'en soit la couleur particulière, à des sommes démesurées ? On entre dans l'art sériel.


Duchamp et son urinoir : si on s'accorde à accepter que c'est de l'art, cela en est. De même l'art dont on s'accorde à monter le prix très haut est du meilleur art. L'acheteur est aussi coupable
envers la beauté que le vendeur.



Dominique 25/01/2014 10:43

ouh un livre à aborder avec un dictionnaire pas trop loin j'ai l'impression

Christw 25/01/2014 11:28



Oui dans les premières pages il y a quelques mots à éclaircir. J'ai eu peur, mais une fois ces termes retenus, le reste vient facilement et mérite l'effort. Partant de l'idée qu'en général
j'attends d'un livre de ce genre qu'il m'apprenne vraiment quelque chose, j'en suis heureux. 



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