5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 06:00
 

Être ou ne pas être ?

 

Cioran : Ni l'un ni l'autre.

 

Cioran : Ni l'un ni l'autre.

Être ou ne pas être ?

 

Cioran : Ni l'un ni l'autre.Être ou ne pas être ?

 

Cioran : Ni l'un ni l'autre.ÊÊ

Être ou ne pas être ?

 

Cioran : Ni l'un ni l'autre.

Paradoxes d'écrivains

Citation extraite de Éloge du contraire de François Bott (éditions du Rocher)

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 06:00

 

Lorsque quelqu'un me tient à l'écart, ma consolation,

c'est qu'il s'y tient aussi.

(Chamfort)

 

Paradoxes d'écrivains

Citation extraite de Éloge du contraire de François Bott (éditions du Rocher)

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 06:00

 

Les Anglais et les Américains ont beaucoup de choses en commun,

sauf la langue. (Oscar Wilde)

 

Paradoxes d'écrivains

Citation extraite de Éloge du contraire de François Bott (éditions du Rocher)

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 06:00

 

À Macao, durant les années 1880, un riche et vieil américain – Orson Welles 1 – voulut que s'accomplisse une légende qui courait dans les mers du Sud et selon laquelle un vieillard, très fortuné, verserait cinq guinées au marin qui ferait un enfant à sa jeune femme. Dans ce film – Une histoire immortelle 2 – Orson le magnifique, plus fastueux que jamais, faisait à sa façon l'éloge du contraire, superbe éloge :« Il est dur de ne pas obtenir ce qu'on désire. Il est encore plus dur de l'avoir obtenu. » Merci, Monsieur Welles.

 

François Bott - Éloge du contraire

 

Cinéma, légende et paradoxe
1 Dans le rôle du vieil américain
2 D'après L'éternelle histoire de Karen Blixen
1 Dans le rôle du vieillard1 Dans le rôle du vieillard1 Dans le rôle du vieillard

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 06:00

[...] et vous vous souvenez de ce qu'il 1 a écrit à Rodin : « En faisant de la poésie on est toujours aidé et même emporté par le rythme des choses extérieures; car la cadence lyrique est celle de la nature : des eaux, du vent, de la nuit. Mais pour rythmer la prose, il faut s'approfondir en soi-même et trouver le rythme anonyme et multiple du sang...». Et ce rythme «anonyme et multiple», ce n'est pas celui de l'homme individuel, subjectif, encombré de ses petites particularités et préoccupé du souci de sa différence : c'est celui de l'être qui a enfin atteint à la «pureté de cœur» au sens où Kierkegaard prend le mot «pureté» lorsqu'il écrit «Être pur, c'est vouloir une seule chose.»

 

Claude-Edmonde Magny - Lettre sur le pouvoir d'écrire

 

1 Il s'agit de Rainer Maria Rilke.

 

 

Dépris de soi

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 06:00
Le mot pour Le dire

Meillet1 aura beau trouver la langue basque aussi parfaite que cela lui chante, le fait est qu'elle a omis d'inclure dans son vocabulaire un terme pour désigner Dieu, et qu'il a fallu recourir à celui qui signifiait « seigneur de là-haut », Jaungoikua. Comme l'autorité seigneuriale a disparu depuis des siècles, Jaungoikua signifie aujourd'hui directement Dieu, mais nous devons nous replacer à l'époque qui s'est vue contrainte de se figurer Dieu comme une autorité politique et mondaine, comme un gouverneur civil ou quelque chose de ce genre... Précisément, ce cas nous révèle que, faute d'un nom pour Dieu, il sera très difficile aux Basques de le penser : voilà pourquoi ils ont tardé à se convertir au christianisme, et le vocable indique qu'il a fallu l'intervention de la police pour leur inculquer l'idée même de divinité. Ainsi, la langue ne gêne pas seulement l'expression de certaines pensées ; dans d'autres cas, elle perturbe leur réception et notre intelligence, lui interdisant certaines directions.

 

José Orterga y Gasset - Misère et splendeur de la traduction

 

 

1 Antoine Meillet (1836-1936), principal linguiste français du début du XXè siècle.

 

 

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 06:00

Le principe est simple : qui connaît son alphabet sait, peut, doit écrire et, pour reprendre le vieux mot de Lacan, n'a à s'autoriser que de lui-même.  Sauf que chacun se raconte à plat: «Ceci est une pomme, une pipe, une vie et rien de plus», toute pudeur oubliée, dans un ennui accablant, sans le style qui permet tout ni la distance et la transposition indispensables pour, en sublimant la réalité, faire parfois une œuvre d'art.

 

Émile Brami - Éditeur!

 

Une pomme, une pipe.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 06:00

 

Les livres sur la lecture sont les seules apologies de la drogue qui ne soient pas interdites par le gouvernement. De là leur charme fréquent sur les lecteurs ; ils se sentent justifiés dans leur vice décidément impuni en ayant le sentiment de commettre une espièglerie.1

 

Charles Dantzig - Le Magazine Littéraire n°543 (mai 2014), page 74.

 

À propos de 20 bonnes raisons d'arrêter de lire de Pierre Ménard.

 

Espièglerie

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 06:00

 

la chatte grise et si farouche

est triste et seule au long des jours

 

dans le faubourg où tu passais

de rue en rue en ce passé

 

dont elle recherche la clé

de rue en rue elle est perdue

 

et nous observe comme si

nous devions te ressusciter

 

 

Jean-Claude-Pirotte - Autres séjours

 

 

Salut poète

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 06:00

 

J'entends aussi des voix. C'est mon commerce avec les voix qui m'a empêché de devenir un animal. Je suis sûre, en effet, que si les voix ne me parlaient pas, j'aurais abandonné il y a longtemps ce charabia articulé, pour me mettre à hurler, à mugir, à feuler. Le marin sur l'île déserte parle à ses animaux familiers : « As-tu bien déjeuné Jacquot ? » dit-il à son perroquet. « Cherche! » dit-il à son chien. Mais il sent cependant ses lèvres se durcir, sa langue s'épaissir, son larynx devenir plus rugueux. « Ouah! » dit le chien. « Jaco! » répète le perroquet. Et bientôt le marin court à quatre pattes, assomme les chèvres indigènes à coup de fémur, mange leur viande crue. Ce n'est pas la parole qui fait de l'homme un homme, mais la parole des autres.

 

J.M. Coetzee - Au cœur de ce pays

 

 

Au cœur de l'abandon

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